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Comment apaiser mon enfant anxieux ?

Maux de ventre, crises de larmes, colères, mal de tête à répétition,besoin d’être rassuré  … et si c’était de l’anxiété ? Comment faire pour apaiser mon enfant anxieux ?

En tant que parents, on se trouve souvent découragés et plein de culpabilité face aux émotions de nos enfants. Comédie ? Peur ? Anxiété ? Difficile de comprendre ce qu’il se passe dans leur tête. Il est tout d’abord important de bien définir l’anxiété et la différencier de la peur ou autre émotion forte.

Peur ou anxiété ?

La peur, est une réaction face à une situation perçue menaçante ou dangereuse. Comme une alarme, elle nous alerte pour fuir ou se défendre.

Les réactions de défense peuvent être soit physiologiques (tremblements, battements cardiaques qui s’accélèrent, mal de ventre, pâleur, sueur…), psychologiques (sentiment qui va arriver quelque chose de terrible) et comportementales (évitement, fuite).

La peur est une émotion tout à fait normale qui aide l’enfant à s’adapter et à se défendre face au monde qu’il découvre. Elle lui apprend l’autonomie.

La principale peur de la petite enfance est la peur de l’étranger. On parle de l’angoisse du 8ème mois, où bébé pleurs à chaque fois que maman (ou sa figure d’attachement) s’éloigne. Chaque enfant est différent et donc vit différemment cette angoisse. Chez certains enfants elle passera inaperçue, pour d’autres elle sera très intense. Entre 10 et 18 mois, le tout-petit vivra l’angoisse de séparation (ou 3 ans si il est resté à la maison depuis sa naissance).

Généralement, les peurs diminuent de la petite enfance à l’adolescence mais il existe un pic entre 9 et 11 ans.

L’anxiété, quant à elle, est une peur disproportionnée et dure après que la menace se soit estompée. Elle survient parfois sans cause apparente. Lorsque l’anxiété est intense et durable, il s’agit alors d’un trouble anxieux.

Il existe 2 grandes formes d’anxiété :

  • une peur exagérée de choses dont tous les enfants ont peur ou l’anxiété dite normale après un traumatisme
  • une peur de choses qui peuvent nous sembler non dangereuse (phobies, obsessions, angoisse de séparation)

Le trouble de l’anxiété, s’exprime sous 4 niveaux comme pour l’adulte, par :

  • le corps via des douleurs, des nausées, palpitations, impressions d’étouffements, tremblements
  • la pensée en écoutant ce qu’il a à vous dire, comment il s’exprime face à ses peurs voire même quelles sont ses peurs.
  • le comportement en observant si vous voyez des changements. L’enfant anxieux est souvent dans le contrôle (il vérifie pour maîtriser le danger), il évite ou affronte, il demande à être rassuré sans cesse, il se bloque pour certaines choses même les plus banales.
  • les émotions qui sont souvent négatives et perturbent ses relations aux autres (colère, honte..)

Ces 4 niveaux sont indissociables et définissent l’anxiété.

Les différentes formes d’anxiété chez l’enfant sont les suivantes :

  • l’angoisse de séparation
  • l’hyperanxiété ou anxiété généralisée
  • la phobie sociale
  • la phobie spécifique
  • l’agoraphobie
  • l’attaque de panique
  • le Trouble Obsessionnelle Compulsif
  • l’anxiété après traumatisme
  • le stress

Comment savoir si mon enfant est anxieux ?

Posez vous les questions suivantes :

  1.  Mon enfant a t’il le même type d’angoisses que les autres enfants ?
  2. Depuis combien de temps mon enfant est-il anxieux ?
  3. Est ce que son anxiété lui empoisonne la vie ? Votre enfant n’arrive pas à maîtriser son anxiété et cela le perturbe dans ses activités de tous les jours.
  4. A t’il des « manies » particulières ? (ongles rongés, impatience dans les membres, ..)
  5. A t’il des troubles du sommeil qui durent ? (cauchemars, terreurs nocturnes, bruxismes…)

Tenez compte de l’entourage de l’enfant et des propos qu’ils vous sont rapportés (enseignants, assistante maternelle, grands-parents) pour vous mettre sur la piste.

D’où vient son anxiété ?

Il est difficile de savoir d’où vient l’anxiété. Arrêtons de se culpabiliser en tant que parents. Il n’est pas prouvé que l’anxiété est héréditaire. Nous pouvons naître avec une personnalité anxieuse, nous pouvons devenir anxieux suite à notre éducation, des événements vécus… mais nous pouvons aussi surmonter notre anxiété. Notre anxiété n’est pas inscrite dans le marbre et celle de nos enfants non plus, elle peut évoluer, s’évanouir ou apparaître.

L’angoisse chez les enfants n’est à l’origine pas autre chose qu’un sentiment d’absence de la personne aimée – Freud

L’anxiété est-elle liée à la relation maternelle ?

Nous avons, au début de l’article évoqué l’angoisse de séparation… Le besoin d’attachement est un besoin fondamental de l’enfant dès sa naissance. Il est tout aussi important que le besoin de manger ou de respirer.  La maman est souvent la figure d’attachement de l’enfant mais pas obligatoirement.  La figure d’attachement peut tout aussi bien être le père, un grand-parent, une nourrisse … quoiqu’il en soit, l’enfant pour grandir sereinement a besoin de cette figure d’attachement pour développer sa confiance en lui.

Selon les travaux du psychanalyste John Bowlby, un attachement insuffisant peut conduire à une anxiété de séparation ou à des peurs pathologiques.

Chères mamans, ne vous culpabilisez pas… la séparation avec votre enfant s’est bien passé ? Malgré tout votre enfant semble être anxieux ?

D’autres facteurs entrent en ligne de compte, il ne serait pas raisonnable d’étiqueter le trouble d’anxiété seulement à la séparation mal vécue. Comme nous l’avons vu, l’environnement, l’éducation, un traumatisme quelconque, un mimétisme des parents … voilà encore des pistes à explorer. Un thérapeute pourra alors vous éclairer sur cette voie.

En attendant, comment puis-je l’apaiser ?

C’est certainement la question que vous vous posez maintenant. Et elle est tout à fait légitime. Un travail en psychothérapie est souvent long et le quotidien reste difficile.

En tant que parent, il est difficile de voir notre enfant dans une telle souffrance et nous nous trouvons impuissants.

Le fait même de lire cet article, prouve que vous êtes sur la bonne voie pour aider votre enfant. Vous cherchez LA solution ? Malheureusement, elle n’existe pas. Il n’y a pas de solution miracle car chaque enfant est différent mais il y a des moyens concrets pour vous aider.

1. Parlez lui de son anxiété 

Cela peut sembler déraisonnable. On a sans doute peur d’accentuer le problème en en parlant et pourtant…

Mettre les mots où lui a du mal à le faire l’aidera grandement. Il se sentira compris, reconnu, que vous vous intéressez à lui. Il va de soi que les mots seront choisi en fonction de son âge et ses capacités de compréhension.

Dites lui que son anxiété n’est pas une maladie, qu’il peut s’en sortir et que vous êtes là pour l’aider.

2. Aider le à définir  ses symptômes 

Qu’est ce qu’il ressent en période de crise ? Où a t’il mal ? Dans quelle(s) partie(s) du corps ressent-il l’anxiété?

Nous avons vu que l’anxiété agit sur 4 facteurs. Le 1er est le corps. Il est important pour lui, de comprendre ce qui se passe au niveau de son corps pendant la crise et en dehors pour qu’il sache faire la différence entre l’anxiété et l’apaisement.

A partir du moment où votre enfant est dans l’anxiété, il n’est plus dans le moment présent, dans l’ici et maintenant. Il est déconnecté des sensations de son corps. Les exercices de respirations l’aideront  se reconnecter à son corps.

3. Accompagnez le dans ses émotions

Les émotions se chamboulent et selon son âge il est difficile pour l’enfant de définir si c’est de la colère, de la peur, de la tristesse.

4. Aider le à libérer les tensions et l’anxiété 

Des petits exercices régulièrement pour évacuer les tensions, le négatif, la pression pour empêcher que ça ne déborde. Comme une cocotte -minute, la pression doit être évacuée petit à petit pour éviter l’explosion. C’est tout aussi valable pour nous en tant qu’adulte.

Des exercices de relaxation, de yoga, de sophrologie ou encore de la médiation sont efficaces pour évacuer l’anxiété.

La respiration est essentielle pour que l’enfant puisse évacuer toute cette tension. En effet,  le rôle du diaphragme est fondamental. Ce n’est pas pour rien qu’il est nommé : « le muscle des émotions ».

Pour en savoir plus sur la respiration, c’est par ici.

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